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    Bibliographies, notes de lectures & exercices dédiés aux étudiants.

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 27, octobre 2013

HMC-27-COUVERTURE

On les croyait tous convertis au christianisme. De religions autochtones, quelques groupes traditionalistes exceptés, il ne resterait plus que des artéfacts folkloriques à plumes exhibés au cours de festivals annuels et mis en vente pour les touristes visiteurs. La deuxième partie du XXe siècle a donc le plus souvent traité l’activité religieuse autochtone contemporaine comme un objet sans intérêt appelé à disparaître, emporté par la modernité victorieuse.
Déjouant les prévisions et les prédictions, la recomposition actuelle d’une conscience identitaire autochtone suscite d’intenses débats internes en lien avec la dimension religieuse tressée autour du triple courant des grandes Églises chrétiennes, des Églises évangéliques et d’un nativisme qui s’élabore avec des traits du patrimoine antérieur au contact avec les blancs.

Louis Rousseau a réuni six anthropologues dont les approches permettent de comprendre les changements en cours et leurs enjeux. Laurent Jérôme prend appui sur le projet de renouveler l’exposition permanente que le Musée de la civilisation du Québec consacre aux 11 Premières Nations pour analyser le nouveau type de relations qui s’instaure entre les agents d’une institution de l’État et les acteurs autochtones. À travers les conflits surgis dans le champ religieux, Claude Gélinas pose le problème de la tension entre le besoin de fabriquer de l’unité sociale et la réalité du pluralisme religieux. Olivier Servais s’attache à l’observation des transformations de la tradition des jeux de hasard. Marie-Pierre Bousquet entre en conversation avec des Anicinabek (Algonquins) autour de ce qu’elle appelle des faits bizarres et qui semblent résister à l’explication facile. Frédéric Laugrand et Caroline Braën tracent le premier portait d’ensemble de la genèse et des articulations des réseaux de réseaux créés par la mouvance évangélique et pentecôtiste qui investit le monde autochtone canadien.

 

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 26, juin 2013

HMC-26-COUVERTURE

Régulièrement, la controverse réapparaît. Dans les années 1990, la France a voulu distinguer vraies et fausses religions, dresser une liste des « sectes », sans pour autant jamais déterminer ces termes. La question est ancienne. Les révolutionnaires français en avaient déjà débattu : devaient-ils parler de « religion », de « cultes » ou « d’opinion religieuse » ?

Reprendre ce dossier des définitions marque le désir de L’Iserl d’énoncer les objets qui l’intéressent, de refuser les évidences car, comme l’écrit Régis Debray, « ce qui va de soi est toujours source d’abus ».
Huit spécialistes reconnus, venus de Belgique, France, Suisse et du Québec donnent leur point de vue. Pierre Gisel et Claude Langlois nous proposent une plongée au cœur de disputes, parfois violentes, où se mêlent politique, religieux et social. Ces querelles dévoilent les rapports que les « mots » entretiennent avec les « choses ». À travers le plurilinguisme théorique, Lionel Obadia observe la « vie sociale » de ces concepts. Le second volet du dossier montre qu’il ne s’agit pas de querelles purement  spéculatives ; elles s’inscrivent dans le temps long. En étudiant deux mots associés, « confessionnel » et « confessionnalisation », Christophe Duhamelle montre que la question contemporaine trouve ses racines dans les conflits du xvie siècle. Christian Grosse se focalise sur le mouvement qui, entre la fin du xixe et le début du xxie siècle, conduit une tradition historiographique d’abord définie comme « ecclésiastique » à se définir plutôt comme « culturelle ». Enfin, troisième temps de la réflexion, celui des expériences. Olivier Servais évoque Louvain-la-Neuve et Louis Rousseau l’Université du Québec à Montréal. Dans le premier cas il convenait de s’affranchir d’une ethnologie à finalité missionnaire, dans le second de fonder un concept. Pour conclure, Danièle Hervieu-Léger répond aux questions de Hmc et revient sur son parcours scientifique.

 

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 25, mars 2013

HMC-25-COUVERTURE

Ce dossier porte sur l’articulation entre deux dimensions difficilement conciliables de la rencontre interreligieuse : le dialogue et la conversion. Il est issu d’un groupe de recherche de l’Institut de Science et de Théologie des
Religions (Istr) du Theologicum de l’Institut Catholique de Paris, qui rassemble depuis trois ans des chercheurs de plusieurs disciplines (théologie, anthropologie, sociologie, histoire) et de différentes confessions.

À partir d’exemples précis, la recherche s’est efforcée de reconnaître, d’éclairer et de penser la tension existant entre les projets contemporains de dialogue menés par les groupes religieux et la propension profonde de ces derniers à s’agréger de nouveaux membres comme à éviter le départ des anciens. Jusqu’ici toujours implicite et le plus souvent inaperçue, cette contradiction entre la valorisation de la rencontre interreligieuse et la permanence d’une visée conquérante ou défensive paraît aujourd’hui être l’une des clés de l’évolution des relations interreligieuses dans les différentes sociétés de notre monde globalisé.

Nous présentons ici trois points de vue qui éclairent une réflexion contemporaine sur l’articulation et la tension entre dialogue et conversion : un témoignage de la mission ad extra en Asie au xvie siècle où saint François-Xavier découvre progressivement l’ampleur des questions soulevées par l’évangélisation ; une réflexion à l’écoute des philosophes des religions anglo-saxons qui témoignent de problématiques contemporaines aconfessionnelles ; une réalité concrète de la question posée par les lieux de cultes où pratiquent des gens de plusieurs religions dans la Turquie actuelle.

 

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L’ISERL, grâce à sa structure qui fédère des équipes de disciplines variées, propose des cours, des travaux de recherche, des publications, toutes choses que l’on retrouve sur ce site. Ses interventions sont elles-mêmes variées, comme on le verra ci-dessous, entre organisation de journées d’étude autour d’un thème et soirée-débat ou colloque.

Mais au-delà, l’Institut propose aussi l’appui d’un ou plusieurs intervenants pour toute structure qui ressentirait le besoin d’avoir une approche éclairée sur le fait religieux dans ses dimensions les plus variées. C’est ce qui a été déjà fait auprès de MJC, d’aumôniers d’hôpital en formation, de collectivités locales, ou aux côtés de l’Université Tous Âges, entre autres.

ISERL DOSSIERS ILL bobines2020

L'idée des Bobines du sacré est née du constat qu'en France, il n'existait pas de festival traitant des religions au cinéma.

Organisé par l'Institut Supérieur des Etudes Religieuses et de la Laïcité (ISERL), ce festival se penche sur le rapport entretenu par le septième art et les religions.

Ouvertes au public et aux scolaires, les projections et les conférences sont suivies de débats, dans une volonté de nourrir les réflexions autour des thèmes évoqués.

 

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