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    Bibliographies, notes de lectures & exercices dédiés aux étudiants.
Éditeur: Presses de l’Université de Laval
Pages: 400
Lieu: Québec
Année: 2014

Notes de lecture

Écrit par Jean-Pierre Chantin

Le titre de cet ouvrage collectif ne souligne pas sa réelle originalité. L’approche est bien centrée sur l’Histoire, mais elle est surtout internationale, de la France à l’Amérique latine, de divers pays d’Europe aux États-Unis, en passant bien sûr par le Canada. Elle couvre la période qui va de l’époque moderne à nos jours, et rassemble un champ disciplinaire original : théologiens et historiens, dont la place essentielle est soulignée, spécialistes de l’enseignement ou des arts…Mais surtout l’enseignement est envisagé sous ses deux angles inversés : l’enseignement scolaire et son pendant religieux, catéchétique. De quoi prendre du champ dans les débats actuels.

Dès l’introduction, les responsables de l’édition définissent bien le propos :

« Enseigner le catéchisme à des chrétiens [ou] les fondements culturels de la religion à un croyant, ce n’est pas […] un défi insurmontable. En revanche, enseigner une religion à des personnes qui n’ont pas, ou plus, ou ne veulent pas avoir une expérience religieuse quelconque […] c’est autrement plus complexe ! ».

Cette idée d’évolution au gré de la sécularisation traverse les différentes contributions, vingt-quatre au total auxquelles s’ajoute une postface de François Moog, dont on ne peut pas donner ici un compte rendu exhaustif. Il suffira de savoir qu’après une mobilisation de l’histoire (1ère partie), l’ouvrage se poursuit par l’étude de quelques moments témoins (conversions et catéchuménat dans les colonies et en Europe, enseignement par le livre ou les magazines…) qui montrent comment l’utilisation de l’histoire a permis de réaffirmer des identités religieuses dans un monde de plus en plus marqué par la modernité critique et la pluralité des croyances. Cet impact du pluralisme contemporain (2e partie) questionne aussi l’enseignement du fait religieux dans les établissements scolaires (représentation de « l’autre », rôle de l’histoire de l’art, pluralité des réponses en Europe…) qui doit lui aussi en passer par l’histoire afin d’éviter tout parti pris confessionnel.